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Les bénéfices de la gestion de projet 2.0 (Project Management 2.0)

Plus encore que la définition de la gestion de projet 2.0, ce sont les bénéfices qu’il est important d’identifier et de comprendre.

En gestion de projet, je considère la gestion des risques est l’élément le plus critique à considérer. En effet, ce n’est qu’à travers une gestion efficace des risques qu’une équipe peut être réellement performante. Une réflexion systématique sur les risques d’un projet et surtout sur les mesures d’atténuation à mettre en place permettra une planification adéquate et réaliste, ainsi qu’une stratégie de communication adaptée aux parties prenantes.

Le contrôle de projet permet de comprendre ce qui s’est passé et de dégager des tendances à partir de données réelles. L’identification et la gestion des risques permettent quant à elle de prendre d’être proactif et de prendre des décisions stratégiques.

Selon moi, certains risques sont universels, c’est-à-dire qu’ils sont présents dans tous les projets et à travers toutes les phases du cycle de vie. En voici une liste basée sur mon expérience :

— Gouvernance non adaptée au projet

Impact : Difficulté à aligner les différentes parties prenantes et à obtenir les approbations nécessaires à un passage d’une phase à l’autre du projet.

— Manque de clarté des requis/exigences des clients (du projet)

Impact : Développement d’un livrable qui ne répond pas aux objectifs du projet.

— Communication difficile entre les membres de l’équipe de projet (surtout dans le cas d’équipe distribuée).

Impact : Manque d’intégration de la solution développée.

— Gonflement de l’envergure du projet (Scope creep)

Impact : Dépassement des coûts et retard dans le projet (ce risque et cet impact sont intimement reliés au manque de gouvernance)

La question qui est sur toutes les lèvres à ce stade-ci est probablement la suivante :

« Ok… Mais en quoi est-ce que la gestion de projet 2.0 peut-elle nous aider à réduire ces risques? »

Et bien, soyons honnêtes, la gestion de projet 2.0 ne permet pas d’adresser tous ses risques. En effet, je ne crois pas que la gouvernance soit adressée par la GP2.0. Il n’y a pas de solution miracle pour ce risque. Il faut mettre en place une gouvernance officielle avec des responsabilités clairement établies dont les membres sont en position d’autorité et peuvent prendre des décisions quant au scope, au budget et à l’échéancier.

La GP2.0 peut toutefois avoir un impact significatif par rapport au manque de clarté des requis et la communication.

Les outils collaboratifs (SNS, Wikis et blogues) permettent une meilleure visibilité des décisions qui sont prises à l’intérieur du projet. Ils doivent être utilisés pour documenter les livrables du projet et communiquer les décisions importantes, les questions, les points en suspens et les risques. Lorsque bien utilisés, ces outils permettront :

  • Une validation rapide et itérative des requis du livrable principal
  • Une visibilité des orientations prises par l’équipe de projet. Cela permet aux utilisateurs et aux sponsors de faire un réalignement rapide lorsque nécessaire
  • Une diminution du nombre de réunions.
  • De garder la trace des décisions prises. Tout est disponible dans un endroit au lieu d’avoir des portions d’information dans les boîtes courriel des gens.
  • D’optimiser la communication entre les membres de l’équipe et avec les parties prenantes du projet.

Ces bénéfices sont possibles, car les outils de GP2.0 sont en fait des plates-formes de communication qui permettent une visibilité de l’information par tous, en temps réel, en plus de permettre l’archivage automatique de l’information. Ces plates-formes remplacent les canaux de communication qui, par définition, vont d’un émetteur qui choisit un ou plusieurs récepteurs de l’information. Il y a donc un risque constant que des personnes pouvant avoir un input positif sur une problématique soient oubliées.

Toutefois, le défi de la gestion de projet 2.0 est l’intégration des outils (ou de la plate-forme) à l’intérieur du workflow (processus de travail) de chaque personne. Il faut que la plate-forme qui sera sélectionnée s’intègre parfaitement dans les méthodes de travail de toutes les parties prenantes importantes du projet.

Le second défi de la GP2.0 est de changer le paradigme des gens par rapport à la gestion et au contrôle de l’information. Les gens doivent cesser de considérer le contrôle de l’information comme une source de pouvoir. Les parties prenantes doivent comprendre qu’un meilleur partage permet une augmentation de l’intelligence collective et une meilleure performance collective et que se faisant, le succès aura un rayonnement sur chaque individu.

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Ma définition de la Gestion de projet 2.0 (Project Management 2.0)

Voilà maintenant quelques semaines que je me questionne sur la définition de la gestion de projet 2.0. Afin de comprendre ce phénomène, j’ai lu quelques livres, consulté beaucoup d’articles et eux quelques conversations avec des collègues, des clients et des partenaires.

Cette démarche m’a permis de comprendre que la gestion de projet 2.0 n’est pas un phénomène ésotérique. C’est une nouvelle approche réelle et tangible. Elle a déjà un impact sur la manière dont certains projets sont gérés, et elle aura une influence croissante sur la conduite de tous les projets à moyen et à court terme. Enfin, c’est ce que je crois!

Voici donc ma compréhension de l’approche.

Premièrement, voici ce que la gestion de projet 2.0 n’est pas :

  • D’abord et avant tout, la gestion de projet 2.0 n’est pas une méthodologie, mais une approche. Tel qu’exposé par Garr Reynolds dans son livre Presentation Zen :

« Method implies a step-by-step systematic process, something very much planned and linear, with a definite proven procedure that you can pick off a shelf and follow A to Z in a logical orderly fashion […] An approach implies a road, a direction, a frame of mind, perhaps a philosophy, but not a formula of proven rules to be followed. Success depends on you an your own unique situation. »

  • Ensuite, la gestion de projet 2.0 n’est pas une révolution. Elle ne change pas les fondements des bonnes pratiques que sont :
    • Une gestion efficace des parties prenantes
    • Une prise de décision basée sur une gestion des risques
    • Une planification et un contrôle du projet adapté au contexte
  • Finalement, et surtout, la gestion de projet 2.0 n’est pas la solution miracle à tous les problèmes qui font en sortes que les équipes de projets ne parviennent pas à respecter le triangle de la gestion de projet soit :
    • Respect des coûts
    • Respect de l’échéancier
    • Respect de la qualité

Maintenant, qu’est-ce que la gestion de projet 2.0

D’après moi, la première personne à avoir utilisé le terme Gestion de Projet 2.0 — en anglais Project Management 2.0 — est Chris Lynch dans un article paru sur le site www.projectmanagementplanet.com en 2007. Depuis Andrew Filev, fondateur de la compagnie Wrike, est probablement le plus grand évangéliste de cette approche.

Après avoir soumis une première définition en 2008, ce dernier a précisé sa pensée et nous en a offert une nouvelle mouture l’automne dernier. Il définit ainsi la gestion de projet 2.0 :

« Project Management 2.0 is an approach to managing projects that is brought to life by the use of Web-based, emergent, collaborative project management software and that focuses on collective intelligence, productivity and project leadership as the basic factors of project success.» — Vous trouverez sa définition complète à l’adresse suivante : http://www.wrike.com/projectmanagement/11/22/2009/Project-Management-2-0-New-Definition —

Je trouve cette définition juste, mais je suis d’avis que la seconde portion pourrait être précisée davantage et reprendre certains principes de l’Entreprise 2.0 mis de l’avant par Andrew McAffee. Je propose donc d’ajuster la définition de la manière suivante :

« Project Management 2.0 is an approach to managing projects that is brought to life by the use of Emergent Social Software Platforms (ESSP) and that focuses on collective intelligence, collaboration, and openess of the team structure as the basic of project success.»

Les raisons de mes ajustements sont les suivants…

  • De « [...] Web-based, emergent, collaborative project management software… » à « [...] Emergent Social Software Platforms (ESSP) »

Je trouve que l’utilisation « Web-based” est limitative. L’expression « Web-base» sous-entend l’utilisation d’une solution en SasS, ce qui n’est pas un préalable. En effet, rien n’empêche une organisation d’implanter une plate-forme localement pour la gestion de ses projets.

  • De « [...] productivity and project leadership as the basic of process success. » à « [...] collaboration and openess of the team structure as the basic of factors for project success. ».

Toutes les approches de gestion visent une augmentation de la productivité. De ce fait, affirmer que la gestion de projet 2.0 porte une attention particulière à la productivité dans le cadre d’une définition n’est pas à propos. C’est définitivement un effet recherché, mais qui sera atteint à travers une meilleure collaboration entre les membres de l’équipe.

Dans le même ordre d’idée, il ne fait aucun doute que les outils de gestion de projet 2.0 visent un meilleur leadership. La question est toutefois comment? À mon avis, c’est à travers une communication plus ouverte autant à l’intérieur de l’équipe de projet, que de l’équipe vers l’entreprise et de l’entreprise vers l’équipe de projet. Avec l’adoption d’outils de gestion de projet 2.0. le gestionnaire de projet ne sera plus un canal de communication par qui l’information circule. Il sera un acteur, au même titre que les autres parties prenantes.

Alors, qu’en pensez-vous? Partagez-vous ma compréhension de la gestion de projet 2.0? Croyez-vous que je suis dans l’erreur lorsque j’affirme que cela aura un impact significatif sur la conduite de projet? Laissez vous aller… discutons… invitez vos collègues, partenaires, clients au débat!!!

Par la suite, il nous restera beaucoup de questions à répondre, dont les suivantes :

  1. Quels sont les bénéfices de la gestion de projet 2.0?
  2. Faut-il qu’une entreprise ait fait un passage à l’Entreprise 2.0 avant d’introduire la gestion de projet 2.0?
  3. Quels sont les outils qui supportent et permettent la gestion de projet 2.0?
  4. Quel impact cela aura-t-il sur la gestion/participation des parties prenantes?
  5. Quels sont les défis, les faiblesses de cette approche de gestion de projet?

Voilà qui met la table à mes prochains articles. Mais avant, j’espère avoir le plaisir de vous lire. Faites-moi plaisir, je suis impatient de prendre connaissance de votre opinion.

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L’Entreprise 2.0 démystifiée

J’ai récemment terminé la lecture du livre Enterprise2.0 de Andrew McAffee et je vous le recommande fortement. C’est un livre bien écrit et simple qui explique clairement et démystifie ce qu’est l’entreprise 2.0 (Ent2.0). Voici ce que j’en ai retenu ainsi que mon opinion…

L’Entreprise 2.0 se définit comme étant l’utilisation par une entreprise de Plateforme Applicative Sociale Émergente (traduction libre de Emergent Social Software Plaforms – ESSP), dans la poursuite de ses objectifs. C’est simple n’est-ce pas?

Oui et non. Voici pourquoi…

En premier lieu parce que bien que la définition mette l’emphase sur une l’utilisation d’une nouvelle technologie, le phénomène de l’entreprise 2.0 ne se limitent pas à sa dimension technologique. Bien que l’introduction de nouveaux outils soit nécessaire, ce n’est pas une condition suffisante pour que de nouveaux modes de collaboration, d’interactions et d’innovation fassent surface. En effet, pour tirer des bénéfices de l’entreprise2.0, il faut que les organisations mettent en place un environnement qui favorisera l’ouverture et la communication. Il faut donc que ses membres se débarrassent des paradigmes hiérarchiques et de contrôle de l’information qui sont souvent la norme. Voilà ce qui est le véritable défi de l’Ent2.0.

Comment faire en sorte que toutes les personnes à l’emploi d’une entreprise, donc du président au commis, reconnaissent qu’il y a plus de bénéfices à partager de l’information avec un plus grand nombre de personnes afin de capitaliser sur les connaissances de chacune, plutôt que de créer des chasses gardées?

Car, bien que l’Ent2.0 ne soit pas un plaidoyer en faveur de l’abolition des structures hiérarchiques, c’est le signal de départ d’une ère pendant laquelle nous devons prôner une communication et une collaboration basée sur la résolution de problème spécifique plutôt sur une “départementalisation” et la segmentation.

Concrètement, l’Ent2.0 c’est donc l’utilisation de blogues, de Wiki, d’application de microblogage (Twitter) et d’application de réseautage sociaux (Social Networking Software – SNS) dans le cadre des activités d’une entreprise. Quand et pourquoi?

  • Un blogue pour permettre à un de vos employés de décrire un projet sur lequel il travaille et dont les résultats pourraient bénéficier à quelqu’un d’autre.
  • Un wiki pour permettre à une équipe de travail de mieux collaborer au développement d’un produit, ou d’une idée. Dans le monde des TI, cela peut vouloir dire de faire une Spec dans un Wiki au lieu d’utiliser Word. Cela permettra une meilleure collaboration entre l’utilisateur, l’analyste fonctionnel et le développeur. En plus de permettre à un autre membre de l’équipe de relever des problèmes potentiels.
  • Une application de microblogage pour permettre une communication instantanée et une résolution de problème plus rapide entre des départements d’opération.
  • Un SNS pour permettre à une entreprise globale de rapprocher ses employés. Prenez par exemple une entreprise qui vient de faire une acquisition. Comment faites-vous pour faire en sorte que les nouveaux employés sentent qu’ils font partis d’une nouvelle entité qui, au-delà d’être une entreprise, est un groupe d’individus? Vous leur faites une présentation corporative en expliquant les nouvelles normes RH, ou vous leur demandez de se créer un profil similaire à FB et vous les incluez dans le SNS corporatif? Qu’est-ce qui aura les meilleurs résultats d’après vous?

Les bénéfices de l’Ent2.o sont les suivants :

  • La rédaction en groupe. Cela permet de bénéficier des connaissances de plusieurs personnes au lieu d’une seule. N’oublions jamais le vieil adage, deux têtes valent mieux qu’une.
  • La traçabilité des commentaires :
  • Meilleure recherche d’informations à l’intérieur d’une entreprise. Les outils 2.0 ont tous deux caractéristiques très importantes : 1 — L’information n’est jamais supprimée; 2— Ils ont tous de très bons outils de recherche. De ce fait, à partir du moment où l’on concentre l’information dans l’un d’eux, il sera facile d’en faire la consultation.
  • La création de réseau. La force d’un groupe provient de sa cohésion et un des facteurs de succès d’une entreprise est sa capacité à contrôler son taux de roulement. Les gens ne sont pas nécessairement attachés à leur employeur, mais ils le sont à leur communauté.
  • Capitaliser sur l’intelligence collective de votre organisation. En combinant la connaissance des membres d’une organisation, il est possible de faire du forecasting et du trending, ce que les outils de SNS vous permettront de faire.
  • L’autoorganisation. Un des effets qui a été observé dans des projets 2.0 est la capacité d’un groupe à se réguler par soi-même, l’exemple le plus connu étant Wikipédia. De ce fait, pour peu qu’on ait le courage de l’essayer, le même phénomène se répétera dans une organisation.

Mais si l’implantation d’outils 2.0 entraîne de tels bénéfices, pourquoi n’y a t’il pas davantage d’organisation qui les utilisent?

  1. D’abord parce que le terme 2.0 est, à mon humble avis, sur utilisé. C’est maintenant un “buzz word” qui est appliqué à toutes les sauces, dans tous les contextes. Cela crée beaucoup de confusion, ce à quoi les dirigeants d’entreprise sont allergiques.
  2. Ensuite parce qu’il faut qu’un projet d’Entreprise 2.0 réponde à des problèmes spécifiques et soutienne les objectifs stratégiques d’une organisation. Comme dans tout projet, il faut qu’il y ait un objectif clairement identifiable. Or, la confusion autour du terme “2.0″ rend difficile l’identification des problèmes que l’Entreprise2.0 réglera.

Il me semble maintenant évident que le passage à l’Entreprise2.0 demande un changement en profondeur dans la mentalité des membres d’une organisation. Il faut amener les gens à adhérer aux principes de la communication ouverte et de la collaboration. L’adoption de ces deux principes est une condition sinequanone au succès de l’Entreprise2.0.

Il y a trois conditions à respecter pour opérer un passage à l’Entreprise2.0 avec succès :

  1. La démarche doit être introduite et soutenue par un leader de l’entreprise.
  2. La démarche doit répondre à une problématique identifiable que l’entreprise vit et qui est en lien avec les bénéfices de l’Ent2.0.
  3. Les bons outils doivent être utilisés pour les bonnes situations.

Finalement, tous doivent comprendre que le passage à l’entreprise2.0 ne représente pas un challenge technologique. Toutefois, c’est un important défi de gestion du changement. Les mentalités doivent changer, ce qui demande du temps, de l’effort et de la patience.

Maintenant, qu’est-ce que veut dire pour la gestion de projet? Soyez patient, j’y arriverai. En attendant, je vous suggère le blogue de Mathieu Laférrière (www.lagestiondeprojet.com) qui s’intéresse aussi à la question. Il a écrit deux articles qui vous permettront de mieux situer le 2.0 dans vos projets.

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Vers une définition de la gestion de projet 2.0 (Project Management 2.0)

Je chemine tranquillement, mais sûrement vers une définition de la GP2.0. Voici où j’en suis dans ma réflexion…

Suite à plusieurs lectures sur la gestion de projet 2.0 (GP2.0) au cours des dernières semaines, mon premier constat est le suivant : Les gens mettent beaucoup trop l’accent sur les outils et pas assez sur l’aspect philosophique et le changement de paradigmes que la GP2.0 entraîne.

À mon sens, la composante logiciel de la GP2.0 est évidente, mais elle n’est qu’un aspect de ce nouveau courant. En fait, elle doit servir de support à cette nouvelle approche de livraison de projet, mais la GP2.0 ne se résume certainement pas à l’utilisation d’outil favorisant la collaboration et la communication.

Les méthodologies traditionnelles mises sur les éléments suivants pour assurer le respect du triangle Coût-Temps-Qualité :

  • Un cycle de vie waterfall (donc étapiste)
  • Une structure de projet hiérarchisée “Top-Down”.
  • Des processus de communication rigides
  • L’identification d’un scope rapidement, suivi d’une gestion de ce dernier pour en assurer le respect.

La GP2.0 quant à elle, doit prôner :

  • Un cycle de vie itératif
  • L’auto-organisation des équipes de projet basée sur la collaboration de toutes les parties prenantes plutôt qu’une gestion de celles-ci
  • La mise en place d’outils de communication plutôt que la définition de processus
  • Une diffusion de l’information plutôt qu’une gestion de l’information

Compte tenu des deux premiers points, il me semble évident que la GP2.0 et les principes Agiles sont indissociables. En fait, la GP2.0 nous éloignera-t-elle à tout jamais des cycles de vie Waterfall? Est-ce même pertinent de se poser cette question? Est-ce que la GP2.0 transcende la méthodologie qui est adoptée par une organisation? Ouf… j’ai encore beaucoup de questions auxquelles il me faudra être en mesure de répondre avant de prétendre avoir une définition de la GP2.0. Par contre, cette dernière devra définitivement mettre autant, sinon plus, d’emphase sur les gens et les principes que sur les outils. Selon moi, les outils resteront toujours des “enablers”. Ils ne seront jamais une fin en soi.

J’amorcerai cette semaine la lecture du livre Enterprise2.0 de Andrew McAffee. J’espère que ce dernier me permettra d’approfondir ma réflexion… je vous tiendrai au courant.

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Agenda et préparation pour une session de travail de scoping

Afin de s’assurer de débuter un projet adéquatement, il est nécessaire de faire un exercice de scoping avec le sponsor de projet. Cette session a plusieurs objectifs :

  1. Informer le sponsor de l’importance de son rôle et de ses responsabilités;
  2. Définir la vision et les objectifs du projet;
  3. Amorcer l’analyse des parties prenantes;
  4. Bâtir un esprit d’équipe.

Pour arriver à atteindre ces objectifs, voici l’agenda que j’ai utilisé dernièrement :

1. Introduction (10% du temps)

- Attentes des participants et règles de bases

2. Approche de livraison du projet (20% du temps)

- Le cycle de vie du projet

- Explication du projet logique (60% du temps)

- Le cadre logique

- Le processus pour mener à bien la phase de planification

3. Discussion sur le cadre logique (10% du temps)

4. Résumé et prochaines étapes

 

Revenons maintenant sur les objectifs de la rencontre pour mieux comprendre leur importance…

Objectif 1 : Informer le sponsor de l’importance de son rôle et de ses responsabilités

Bien que la gestion par projet soit de plus en plus répandue, ce ne sont pas toutes les organisations et toutes les unités d’affaires qui mettent en place une structure de projet adéquate. De ce fait, il arrive souvent que les gens ne sachent pas exactement ce que doit faire un sponsor.

La session de scoping est le cadre idéal pour “éduquer” le sponsor sur son rôle. À travers la rencontre, expliquez-lui qu’il ou elle sera le gardien du scope du projet et devra s’assurer d’être disponible lorsque nécessaire. Définissez aussi la fréquence des rencontres ainsi que le mode de communication préféré.

Objectifs 2 et 3 : Définir la vision et les objectifs du projet et identifier les parties prenantes

C’est évidemment l’élément central de cette session de travail et ce n’est pas toujours facile d’y arriver. En fait, il faut souvent plus d’une session pour avoir une compréhension claire de la vision que les objectifs du projet supporteront.

Pour ma part, j’utilise le cadre logique pour mettre en perspective l’information recherchée. La cadre logique est un outil permettant de définir la vision, les objectifs, les livrables et les ressources nécessaires au projet. Il se présente sous forme de tableau :

Paramètres du projet Critères d’évaluation Moyen de vérification Considérations critiques (risques, contraintes, etc…)
Finalité/Vision du projet

Ex. : La vision que le projet supporte est…

Objectifs du projet

Ex. : Les objectifs du projet sont :

  • Permettre…
  • Augmenter…
  • Etc…
Livrables du projet

Ex. : Les livrables du projet sont :

  • Un système…
  • Etc…
Ressources Nécessaires

Ex. : Les ressources suivantes seront nécessaires :

  • Un analyste d’affaires
  • Un architecte
  • Etc…

Cet outil, qui peut de prime abord sembler théorique, est un très bon guide, car il met en perspective l’information qu’il est nécessaire de recueillir afin de bâtir le plan de projet.

Il est aussi nécessaire de définir comment on compte compléter la phase de planification. Il faut s’assurer de rencontrer les parties prenantes qui peuvent avoir une influence sur le projet afin de tenir compte de leurs attentes. Il faut donc penser à une démarche qui assurera de les intégrer dans la planification. C’est bien souvent la première démarche de gestion du changement.

Objectif 4 : Bâtir un esprit

Tout dépendamment du contexte dans lequel vous démarrez votre projet, il se peut que cette session soit la première où vous travaillez avec le sponsor et les autres intervenants critiques du projet. Cette dernière sera donc l’occasion pour chacun d’apprendre à se connaître. Il est donc important de s’introduire adéquatement, de laisser assez de temps à la discussion et aux débats et de clore la rencontre par un exercice de feedback.

 

Finalement, ne sous-estimez pas l’effort de planification d’une telle rencontre…

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Qu’est-ce que la gestion de projet 2.0 (Project Management 2.0)?

Qu’obtient-on si nous combinons la gestion de projet à l’entreprise 2.0? Pour trouver une réponse à cette question, commençons par définir les deux concepts.

La gestion de projet

Même si nous savons tous ce qu’est la gestion de projet, permettez-moi de vous offrir une présentation tirée du site wikipédia.

La gestion de projet ou conduite de projet est une démarche visant à structurer, assurer et optimiser le bon déroulement d’un projet suffisamment complexe pour devoir :

L’objectif doit être précisé de façon claire, chiffrée et datée. Le résultat doit être conforme à des normes de qualité et de performances prédéfinies, pour le moindre coût et dans le meilleur délai possible.

Entreprise 2.0

L’entreprise 2.0 est l’intégration stratégique de la technologie 2.0 dans l’intranet, l’extranet et les processus d’affaires. Une implantation 2.0 dans une organisation résulte habituellement en l’utilisation d’applications de réseautage et de collaboration telles que les blogues, les RSS, les wikis, “social bookmarking” et les forums.

L’objectif d’une implantation 2.0 est de favoriser et d’encourager entre les employés, les partenaires et les clients d’une entreprise.

Le terme “Entreprise 2.0″ a été inventé en 2006 par le Professeur Andrew McAfee du Harvard Business School dans un article du MIT Sloan Management Review dans une article “Entreprise 2.0: The Dawn of Emergent Collaboration.”

L’adoption de technologies 2.0 peut augmenter l’efficacité, la productivité et l’innovation en encourageant les employés et autres parties prenantes à partager de l’information et discuter de problèmes d’affaires dans un environnement ouvert et collaboratif.

Sachant cela, la gestion de projet est-elle simplement l’utilisation d’outils collaboratifs dans un cadre de projet? Dites-moi ce que vous en pensez… Je vous donnerai mon opinion la semaine prochaine.

PS. La définition de l’entreprise 2.0 est une traduction libre d’un texte tiré du site : http://whatis.techtarget.com/definition/enterprise-2-0.html.

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Présentation

Bonjour,

Je me présente, mon nom est Olivier Laquinte. Je suis un consultant en gestion de projet TI. Avant de fonder DexterIT, une firme de consultation en gestion de projet, j’ai travaillé chez CGI et Accenture. Grâce à ces compagnies, j’ai eu l’opportunité de gérer des projets d’envergures dans plusieurs industries : la santé, le détail (alimentaire), le manufacturier, le transport et le divertissement.

Il y a quatre ans, j’ai eu la chance de prendre en charge la portion technologique de la compétition internationale FINA2005. Suite à ce projet, qui fut d’une rare intensité, j’ai pris quelques semaines de vacances afin de me reposer. Après avoir été entouré d’une équipe d’une dizaine de personnes pendant plus de 2 mois, me retrouver seul avec ma copine m’a permis de faire le point sur ma carrière et mes objectifs personnels. En fait, je me suis demandé une question bien simple : Où est-ce que je m’en vais avec ma carrière? J’avais une feuille de route remplie de projets livrés avec succès, sans toutefois être spécialisé dans une industrie particulière.

C’est alors que j’ai réalisé que j’avais en fait deux spécialisations : la gestion de projet TI et la consultation. C’est à ce moment précis que je me suis fixé comme objectif de combiner mes deux passions et de bâtir une firme de consultation en gestion de projet.

Me voici donc, 4 ans plus tard, à la tête d’une firme en startup, qui je l’espère, deviendra LA référence en gestion de projet TI au Canada.

Considérant que le métier de consultant n’en est pas un que l’on adopte par hasard et que devenir un bon consultant prend du temps, je veux partager mon expérience avec le plus de gens possible et.

Je vous ferai donc part, le plus régulièrement possible de mes observations sur le métier de consultant et sur la gestion de projet. De mes trucs, mes astuces et des embûches que je rencontre. En espérant que cela pourra aider et/ou divertir certaines personnes.

Au plaisir d’échanger avec vous,

Olivier

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